Journal de 2014
Samedi 1er février,
Le 25 septembre 2013, je devais être hospitalisé pour une opération dans le service de chirurgie vasculaire. Auparavant, je devais faire des radios. le chirurgien m'avait demandé plusieurs mois à l'avance de prendre contact avec le cardiologue, ce que je fais un mois avant. Le rendez-vous est pris pour le 24 septembre, un jour avant l'hospitalisation. J'arrive chez mon cardiologue qui me dit qu'il ne fait pas ce genre de radio et qu'il fallait voir quelqu'un d'autres à Créteil ou à Choisy. Je vais à Choisy dans un centre que je connais et là on me dit qu'il est impossible de faire ces radios dans la journée. Je rentre à la maison et appelle les infirmières de la coordination de greffe à l'hôpital. MP décide d'aller elle même voir le service de chirurgie et fixe un rendez-vous pour faire les radios à mon arrivée à l'hôpital. L'intervention de MP m'a soulagé car j'étais dans l'embarras, ne sachant pas quoi faire.
Le jour J, j'arrive à 15 heures dans le service, un radiologue me prend en charge immédiatement me fait des radios et là je comprends pourquoi le cardiologue ne pouvait pas faire cela, compte tenu de la complexité du matériel technique qu'il faut pour avoir des résultats très précis avant l'opération. par la suite une infirmière m'accompagne du onzième au neuvième étage, le service étant sur deux étages. J'ai un petit échange avec l'infirmière et lui demande si elle faisait souvent ce déplacement entre les deux étages. Elle me confirme en ajoutant que cela lui fait faire de la gym. Elle me dit que je devais écrire un journal. Je lui réponds que j'écris des journaux mais je n'ose pas écrire encore sur mon expérience à l'hôpital. Elle me dit qu'il faut écrire des choses gentilles. Elle me laisse à l'accueil de l'admission.
Cet échange avec l'infirmière m'a encouragé à reprendre ce journal délaissé depuis plusieurs années.
Après quelques formalités administratives, on m'indique la chambre où je vais m'installer. Il y a une dame devant la porte qui attend un peu avant d'entrer à son tour dans la chambre m'expliquant qu'elle prépare l'arrivée de son mari qui sera mon voisin. Elle attend son retour de dialyse. sa présence s'explique par le fait que son mari refuse de changer les poches soi-même et a toujours besoin de quelqu'un pour le faire. A la maison, c'est son épouse qui le fait et dans les centres de soin ce sont les infirmières qui le font pour lui. Elle veut s'assurer que l'équipe médicale s'occupera de son cas. Elle m'explique que suite à une opération des reins, le rectum a été touché ce qui fait que son mari ne va pas du tout aux toilettes, d'où la nécessité de changer les poches très souvent.
Dès l'arrivée de mon voisin, nous sommes pris en charge par les infirmiers avec une série de prise de sang, d'électrocardiogramme et de radios notamment des poumons. Le lendemain au réveil on nous demande d'aller sous la douche et de se tenir prêt à descendre au bloc opératoire. Le brancardier arrive et embarque mon voisin ensuite ce sera mon tour. Je suis au troisième sous-sol, j'ai un peu froid. Un aide soignant va chercher des couvertures chaudes et me dit de patienter. L'anesthésiste me pose quelques questions et me dit que cela va bien se passer. le chirurgien vient à son tour me saluer et me dit qu'il est passé me voir la veille dans ma chambre mais je n'étais pas présent. J'étais au sous-sol pour faire une radio. on me fait entrer dans le bloc que je regarde un peu et me fait respirer dans un masque et après plus rien.
J'ignore combien temps a duré l'opération, tout ce que je sais c'est qu'à mon retour dans la chambre, il faisait nuit. J'ai faim, je n'ai rien mangé; Je demande à une infirmière de m'apporter quelque chose à manger que je sens arriver l'hypoglycémie. Le chirurgien vient me voir dans la chambre il me trouve debout, me demande de rester au lit et de ne pas bouger.
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