Journal de 2014
Samedi 22 février,
Semaine creuse pour moi que je n'arrive pas à expliquer, cependant les faits à décrire ne manquent pas. Samedi dernier, une activité inhabituelle, en bas de chez-moi des jeunes distribuent un tract de Brahim Messaci. Je descends et discute avec Lo. Il est en colère et me le confirme, contre l'absence de la liste que nous avons soutenu en 2008. Il considère l'attitude d'OT comme une trahison vis-à-vis de tous ceux qui étaient derrière cette liste. Un passant s'arrête pour dire qu'il est orlysien de naissance et que son père lui a raconté l'arrivée de Viens à Orly avec des trous dans la pantalon. Il dit ça en commentant le retour de Viens et son soutien inattendu de la liste de Messaci en ajoutant qu'il faut que les vieux laissent la place aux jeunes. Lo me dit qu'un sondage accrédite Messaci de 8% d'intentions de vote, ce sont des rumeurs qui rappellent les sondages de 2008 que l'on fait circuler pour mettre la pression sur les candidats.
Lo me dit que M est devant Leclerc; Je vais le voir et là j'aperçois l'équipe de Janodet, les ténors des partis socialiste et communiste. C'est une image triste, vieille et habituelle de la politique dans cette ville. Certains parmi eux sont des amis, mais je n'arrive pas à aller les saluer. Je reste avec M auquel j'explique mon embarras par rapport à la présence dans la liste verts et gauche et suite aux appels incessants de Philippe. Nous abordons aussi la possibilité d'une expression à l'occasion du scrutin municipal.
Dimanche 23 février,
Hier j'ai cru que j'allais pouvoir terminer dans la journée ce papier et le poster, ce que je n'ai pas fait et je continue à me trouver dans l'embarras constaté depuis une semaine. Je ne me sentais pas bien depuis lundi, jour où j'ai fait le bilan mensuel.Je n'arrivais pas à comprendre ce qui m'arrivait jusqu'à vendredi où je reçois les résultats qui ne sont pas bons. Lorsque l'on reçoit le bilan avec la mention revoir médecin on sait qu'il y a quelque chose qui va mal. B se précipite et appelle le diabétologue et le néphrologue à l'hôpital, elle obtient des explications sur le bilan et l'un des médecins a dit d'arrêter provisoirement un traitement récent. A la lecture de la notice et des effets indésirables, j'ai commencé à comprendre pourquoi je ne me sentais pas bien et ce depuis le début de ce traitement.
Je vais être bref : Je dois ajouter qu'une info à la télé me fait apprendre que l'auteur d'un journal dont je parle de temps en temps est fondateur d'un groupe d'extrême droite. Que dois-je faire continuer à en parler ou pas, pourtant le journal en question est écrit en 1980. dans quelle galère je me suis trouvé! Je note les risques que l'on prend en écrivant et publiant le journal avant de vérifier les sources. Il faut que je prenne le temps pour m'expliquer sur cette faute grave.
Concernant la campagne électorale, une idée de méthode commence à germer, en effet je vais essayer de distinguer entre trois formes d'expression : le dire, le texte et le faire. La parole est la plus abondante pendant la campagne et mérite d'être étudiée. Les textes sont plus rares car l'écrit ne sert pratiquement qu'à la propagande et le faire se situe en général dans le passé et vérifiable à l'étude des bilans d'action.
J'arrête là aujourd'hui pour me préparer à une hospitalisation de trois jours.
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