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Journal de diaristes

Journal de 2014

14 Février 2014 , Rédigé par Benyounès Bellagnech Publié dans #Journal de 2014

Vendredi 14 février,

La régularité dans l'écriture du journal est parfois difficile à tenir en raison d'un des éléments qui manquerait dans l'ensemble du dispositif de l'écriture. Il y a quelque temps j'ai commencé à tenir un journal sur l'humeur en me disant que j'allais pouvoir creuser cette question en vue de comprendre ce que cela signifie dans le comportement humain. Dans la vie de tous les jours l'humeur se manifeste en prenant plusieurs formes, les plus connues sont la bonne et la mauvaise humeur. Ainsi dans le quotidien on a vite fermé la boucle dans dans notions binaires et absolues, or en réfléchissant un peu et on observant notre comportement et celui des autres, on se rend vite compte que l'humeur peut traverser plusieurs étapes dans la même journée; nous avons besoins d'une infinité d'adjectifs qualificatifs pour définir ce que certains appellent les sautes d'humeur.

Ce dimanche au marché il ne se passe rien. Il faut dire que le climat n'est pas favorable à une balade et encore moins à la distribution de tracts.

Lundi, journée chargée en perspective. J'ai rendez-vous avec un anesthésiste à la clinique Jouvenet à Paris. Le matin je me prépare pour être prêt à partir vers 14 heures. Philip qui doit m'y conduire est arrivé à l'heure mais à Paris nous avons une demi heure d'avance sur le rdv. Je lui demande de me déposer sur un boulevard à quelques pas de la clinique pour marcher un peu et tuer le temps. Sur la route conduisant à la clinique j'ai pu admirer le paysage même lointains de certains quartiers de l'ouest parisien, cela me change un peu de la grisaille de mon département. J'ai déjà eu cette impression lors de mon passage dans une clinique située au boulevard Arago. Je marche un peu et tombe sur une grande maison, maison de la Réunion, c'est le genre de château que l'on voit dans les films. Je m'arrête devant la porte pour tenter d'en savoir un peu plus mais je ne vois pas grand chose de l'extérieur mis à part deux sortes de chalets et l'entrée et la sortie de personnes et de véhicules. Ma balade s'arrête là, c'est l'heure de rejoindre la clinique.

la secrétaire à l'accueil remplit un formulaire et m'explique les démarches à faire le jour de l'hospitalisation ainsi que les tarifs. elle me demande si j'ai des choix à formuler sur le type de chambre et de confort en ajoutant que cela coûte cher et dépend de la mutuelle. Je réponds que je n'ai pas de mutuelle et donc la question de choix ne se pose même pas. Elle me donne un dossier et me demande d'attendre que l'anesthésiste m'appelle. Dans la salle d'attente, j'essaie de sortir un livre de mon sac, mais je me rends compte que j'ai oublié mes lunettes à la maison et donc je renonce à la lecture. J'essaie de lire ce qui se passe autour de moi. Je retiens une chose : la plupart des personnes que je vois sont habillés en noir et pourtant nous sommes dans une clinique! L'anesthésiste m'appelle, me fait entrer dans son bureau et me pose quelques questions auxquelles je m'attendais car c'est le troisième anesthésiste que je vois depuis trois mois. Le temps qu'il remplisse son formulaire, je l'observe un peu dans le silence. la personne me fait penser aux personnages de film de série, costume et chemise ouverte, très pressé. Au bout de quelques minutes, il me demande de payer. Je fais un chèque. C'est la première fois que l'on me demande de payer alors que je suis entièrement pris en charge.

Je retourne voir la secrétaire pour le bon de transport et lui demande d'appeler la secrétaire du chirurgien à sa demande pour me remettre ma montre que j'ai oublié lors de mon dernier passage chez eux. J'attends quelques minutes, la secrétaire arrive la montre à la main et l'autre secrétaire me donne le bon de transport. A la sortie, j'appelle philip qui me dit qu'il n'est pas loin et qu'il arrive de suite. Je ne suis pas pressé de quitter Paris mais envie de prendre le temps pour digérer ce qui s'est passé et penser à ce qui m'attend dans une dizaine de jours.

Mardi, je me repose. Mercredi, je vais chez le phlébologue pour une échographie des membres inférieurs. Cela se fait en une heure. Ce médecin m'a laissé une bonne impression lors de ma visite précédente il y a deux semaines. je repars vers 12 heures avec les résultats à transmettre au néphrologue et au diabétologue.

Jeudi, j'ai rdv à 15 heures à l'hôpital avec le diabétologue qui me suit depuis 5 ans. Matinée de préparation et départ vers 13 h 30. Philip doit conduire une autre personne à un autre établissement. Cela nous fait faire des détours par plusieurs communes du département; Je suis à l'heure et les choses se passent comme prévu. Lorsque l'on sait où on va et à qui on a affaire, on n' a pas de surprise. Le médecin me demande mon carnet de glycémie et je lui tends un carnet, elle me dit pourquoi tout cet écrit ? Je m'excuse ce n'est pas le bon carnet, c'est un journal confondu avec le carnet de glycémie. je lui dit que j'écris un journal sur le blog. la consultation dure une heure, elle me donne un courrier à transmettre au néphrologue.

Au cours de la semaine, j'ai eu plusieurs appels et du courrier auquel je n'ai pas répondu. Il est vrai que les informations sur la campagne électorale se font rares. Je vais essayer de me rattraper dans la journée. Je me contente dans ce billet de donner de mes nouvelles pour les amis qui lisent ce journal.

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