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Journal de diaristes

Journal de 2014

15 Février 2014 , Rédigé par Benyounès Bellagnech Publié dans #Journal de 2014

Samedi 15 février,

Traiter de la politique à grande échelle c'est s'intéresser et rapporter l'activité des pouvoirs en haut lieu, à savoir le pouvoir politique, économique, militaire et médiatique ou en tout cas ce que l'on apprend en sciences politique. On apprend aussi à jongler avec des concepts et des mots dialectiquement pour comprendre les rapports de forces, les enjeux, les conflits, les compromis et les intérêts. Il suffit de lire quelques manuels traitant de la situation dans le monde avec des formules bien rodées pour résumer la situation dans le monde et ce depuis Marx et le Manifeste. Cette posture a longuement triomphé sur le plan idéologique et fait sans doute avancer certaines causes notamment dans la relation entre le travail et le capital et sur le plan des droits de l'homme. Cependant, lorsque l'on est confronté à une réalité concrète, comme c'est le cas en ce moment, on se rend compte que ces outils d'analyse ne permettent pas de comprendre ce qui se joue sous nos yeux .

C'est en essayant de comprendre ce qui se passe sur le plan local que j'ai eu cette réflexion, je m'explique : A l'échelle nationale on parle de conflit, de lutte entre la gauche et la droite avec des connotations de classes sociales qui s'opposent, dans ma ville cette confrontation n'existe pas car la droite n'existe pratiquement pas ou en tout cas elle n'est pas représentée par un courant politique. Il n' y a que la gauche dans sa diversité. Pour quelqu'un de gauche, il est, à priori, plus facile de prendre position et d'agir dans un cadre apaisé. Or, lorsqu'on regarde ce qui se passe sur le terrain, on est frappé par une multitude de différences et de conflits entre les uns et les autres au sein du même Parti ou du même courant politique. la période électorale devient ainsi l'analyseur politique de la ville.

J'ai noté qu'en 2008, pendant la campagne électorale, le Parti socialiste s'est scindé en trois positions, une partie a rejoint la majorité sortante, une partie s'est ralliée à l'opposition et en fin la troisième partie a suivi Razy Hamadi, candidat parachuté. Le Parti communiste s'est divisé en deux, une partie avec la majorité et l'autre dans l'opposition. Les autres petits courants de gauche, pas assez représentatifs, se sont retrouvés soit du côté de la majorité soit dans l'opposition. Comment peut-on se retrouver dans ce magma?

En 2014, nous avons un autre scénario, proche du précédent avec des divisions au sein de la majorité menées par son chef d'orchestre Gaston Viens qui a longtemps dirigé la politique de la ville et qui est à l'origine même du rassemblement de la majorité quand il en avait besoin. les autres partis ont organisé un vote pour rejoindre la majorité ce qui a conduit à une dissidence au sein du parti socialiste et la création d'une liste sociale démocrate avec les radicaux de gauche et les anciens opposants du parti communiste ont rejoint en catimini la majorité!

d'autres listes sont en cours de préparation avec les militants des autres courants de gauche avec des différences et des conflits qui s'annoncent difficiles à résoudre.

Faut-il adopter d'autres postures pour tenter de comprendre ce qui se passe dans cette ville ? Telle est La question!

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