Journal de 2014
Dimanche 2 février,
Ce que j'ai écrit hier n'est qu'un préambule à ce qui suit. Ce que je retiens de cet épisode est lié à ce qui m'est arrivé cette semaine. En effet, mercredi, je devais rencontrer le dernier spécialiste sur la liste des consultations de pré-greffe et son avis compte pour la suite. Il se trouve qu'il s'agit du même chirurgien qui a opéré mon voisin de chambre. J'avais beaucoup d'appréhension, et ce à un moment où j'ai commencé à avoir confiance dans le personnel médical auquel j'ai eu affaire, dont le principal est le néphrologue, que je vois régulièrement et qui m'adresse vers des spécialistes irréprochables. Ce que je redoutais est bien arrivé, je suis sorti de ce rendez-vous avec beaucoup de doute sur la suite. Cela me préoccupe et je dois en parler à toutes les personnes concernées et particulièrement à la coordination de la greffe. Ce sera ma première affaire institutionnelle à résoudre!
Cette situation nouvelle me prend la tête et le temps et donc je n'arrive pas à suivre l'actualité de la campagne électorale.
Samedi , le tract de la majorité sortante est dans la boîte aux lettres. Tract bien soigné avec le rouge comme couleur dominante et un peu de vert comme fond et forme de la candidate Christine Janodet , la maire sortante. dans la deuxième page, il y a une invitation, pour le 6 février, à la cérémonie de la présentation de le liste.
Dans la politique locale on peut distinguer deux sources d'informations: La première source qui est à mon avis la plus importante vient du oui-dire. Pour être informé sur ce qui se fait et ce qui se dit au jour le jour dans la ville, il faut rencontrer les gens qui sont proches de l'exécutif local, ce que je fais parfois. J'aurai aimé le faire souvent. Il faut aller à la rencontre de ces personnes dans la rue, au café, au marché ou au centre commercial, mais il faut le faire régulièrement pour pouvoir recueillir des informations. Contrairement à ce que l'on enseigne à la fac et dans les écoles, la pratique politique au niveau local s'appuie davantage sur la parole que sur l'écrit.
La deuxième source d'information reste l'écrit, dont le rôle reste très limité, il s'amplifie pendant la courte période de la campagne électorale.
Si l'on regarde le tract dont il est question, intitulé Unis pour Orly, on y découvre qu'il s'agit d'une alliance entre La Gauche citoyenne, le Parti socialiste et le Parti communiste, ce qui n'est pas nouveau dans cette ville. Cependant quelqu'un qui n'est pas de la ville, il n'apprend rien de plus par ce tract. Comment cette alliance s'est faite, sur quel programme commun s'appuie-t-elle? Quelles sont les personnalités marquantes militantes qui sont actives dans cette alliance ? De tout cela on ne saura rien sauf si l'on se réfère au oui dire de tous les jours dans la rue.
En 2008, le Parti socialiste était divisé, une partie avait rejoint le maire sortant, une partie était avec Razy Hamadi et la troisième avait rejoint une autre liste de gauche, le Parti communiste s'est scindé en deux tendances, la première avait rejoint le maire sortant et la seconde s'est rangée du côté de la gauche. Cette fois-ci, en apparence Ces Partis politiques essaient de montrer une unité, il faut essayer de comprendre pourquoi ce changement.
En tout cas, la campagne est lancée, les langues vont se délier et les informations vont bientôt affluer.
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