Journal de 2014
Vendredi 7 février,
Ce lundi, rien ou plutôt un sentiment de rien. Je sors marcher un peu l'après- midi vers 15 heures., avenue Adrien Reynal, avenue de l'aérodrome, rue du commerce, l'Eglise et fais demi-tour à la maison. D'habitude lorsque je sors dehors, je rencontre une connaissance ce qui permet un petit échange de quelques mots, cette fois-ci je ne vois personne d'où ce sentiment du vide ou de rien. Je traverse le centre de la ville et ce n'est pas difficile parce que j'y habite et pourtant certains disent que la ville est un être vivant, c'est Edgar Morin qui l'écrit quelque part en citant Henri Lefebvre. Si la ville est un être vivant, le centre ville doit être son coeur qui bat sans arrêt, pourquoi ce n'est pas le cas cette fois-ci? En fait, ce sentiment de vide doit être relativisé. On a le sentiment du vide et du rien lorsque l'on cherche quelque chose et qu'on ne trouve pas. Qu'est-ce que je cherche?
je suis à la recherche d'informateurs sur ce qui se prépare pour la campagne électorale, d'une part et d'autre part, suis préoccupé par le blog lesanalyseurs dont le suivi est assuré par B. et dans lequel on publie en ce moment l'excellent journal de Hélène M qui mérite d'être étudié. Ce n'est pas le seul journal mis en ligne sur ce blog ce qui pose le problème d'interférence avec le journal commun consacré uniquement au diarisme. Michel Lobrot vient de réagir à un papier d'Hélène M et réclame un débat sur la notion de subjectivité. Qui veut débattre?
Je crois avoir une semaine un peu calme et que je puisse lire et écrire. Je m'aventure dans la lecture de Verbatim de Jacques Attali, C'est un journal d'environ 1000 pages. Suis-je capable de le lire? Je constate que je n'ai pas terminé le Journal de R. Camus ainsi que d'autres ouvrages dont La voie d'Edgar Morin! Je lis une vingtaine de pages et je suis rattrapé par la fatigue, car je ne peux pas rester assis trop longtemps.
Mardi, je vais prendre rendez-vous pour une prise de sang. Un message de Pascale informant les communistes de la réunion de présentation de la liste et de l'ouverture de la section tous les jours pendant la campagne électorale. Cela rappelle les souvenirs de 2008, mais à l'époque la section était ouverte à tous, d'ailleurs je l'appelais la maison du peuple, mais cette fois-ci le peuple n'y est pas sollicité par ce qu'on fait le travail à son nom et à sa place! Début de soirée, je reçois un coup de fil de T du Parti de gauche, il veut savoir si j'ai pris contact avec M, ce que je n'ai pas réussi à faire. Il me dit que le groupe se réuni tous les jours à partir de 18 h 30 au centre culturel, je lui dis que cette semaine j'ai un peu de répit et je vais pouvoir venir à la réunion.
Mercredi matin, levé tôt le matin comme d'habitude, mais je dois rester à jeun jusqu'à la prise de sang prévue à 8 h 10. J'essaie d'être à l'heure au centre médical, mais j'arrive à 8 h. Une infirmière me voit rentrer, me dit sur un ton grave : Attendez-ici monsieur, il n'est pas encore 8 h les infirmières ne sont pas encore arrivés. Ce visage ne m'est pas étranger car je suis un habitué des lieux depuis 8 ans. Cette personne me fait penser à ce que écrit R. Camus sur l'accueil dans plusieurs endroits en France et cela confirme un peu ce que je ressens dans l'attitude des gens. Bref, je m'assois devant l'accueil jusqu'à 8 h 10 et ensuite je me dirige vers l'infirmerie et là on me demande d'attendre jusqu'à 8 h 30. Cela ne me dérange pas d'attendre et j'en profite pour observer l'arrivée du personnel et sa mise en place mais ce qui me gène un peu c'est de se faire engueulé lorsque l'on arrive en avance, à l'heure, ou en retard. Une fois, une infirmière a eu du mal à trouver une veine et à chaque fois qu'elle me pique, le sang ne coule pas, jusqu'au moment où je commence à trembler elle me dit : arrêter de trembler monsieur! J'ai beaucoup réfléchit par la suite à la question de savoir sur le tremblement est un acte volontaire.
je rentre chez moi vers neuf heures et je commence à sentir l'hypoglycémie, je sais que le retard pris dans la prise de sang à jeun me crée des problèmes et cela s'est confirmé. Je passe cette journée de mercredi à tenter d'équilibrer le taux de sucre dans le sang.
Jeudi, j'essaie de trouver l'équilibre ordinaire au détriment de ce que j'ai envie de faire , c'est-à-dire, lire, écrire et recueillir des informations.
Le rythme de la campagne s'accélère et les informations affluent sur des fractures au sein de la majorité municipale, un tract explosif sur la fiscalité de Marco Pisanu insistant sur la hausse des impôts et annonçant la première réunion publique ce vendredi un jour après celle de la majorité.
Ce matin, je lis le message de Florence qui me demande de faire une traduction d'un document palestinien. Je ne sais pas si je vais pouvoir le faire.
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