Journal de recherche
« Au fil de la description de mon itinéraire professionnel, je voudrais montrer plusieurs choses : d’abord, comment j’ai construit mon moment de l’école d’abord en tant qu’élève, mon moment de l’enseignement, puis mon moment pédagogique. Ensuite, je voudrais montrer comment je suis parvenu à concilier une implication difficile par rapport à l’école et l’entrée dans l’écriture et la recherche, et donc montrer comment mon itinéraire a recoupé l’invention d’une discipline nouvelle en France : Les sciences de l’éducation » p8 .
D’entrée de jeu, l’auteur se positionne en ethnosociologue, face à la sociologie dominante qui nie les implications du chercheur par rapport à son objet, explorant le terrain de l’intérieur, décrivant ses implications et théorisant le tout dans la théorie des moments sur laquelle il travaille depuis plusieurs années. Ses implications le propulsent au cœur de l’histoire contemporaine marquée par mai 68 et sa rencontre avec René Lourau, Georges Lapassade et Henri Lefebvre pour se retrouver chercheur et praticien en sciences de l’éducation : ce sont bien évidemment des rendez-vous non manqués.
Enfance difficile marquée par le contraste du « devoir, à la fois, réussir et échouer », du « vécu quotidiennement qui n’était pas toujours facile », mais aussi par les découvertes successives, du milieu rémois, avec ses dimensions religieuses, scolaires, confessionnelles. De l’école maternelle au lycée, l’auteur a eu beaucoup d’occasions pour apprendre le langage et les lois de plusieurs tribus, cela va de la maison à la rue en passant par l’église, les scouts, la campagne, l’internat... Bref, il rentre dans l’ethnologie, l’anthropologie, la sociologie in vivo.
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