Journal de recherche
2) Chemin faisant ou l’œuvre en perpétuel mouvement
L’ouvrage se présente sous forme d’une somme réduite d’un itinéraire existentiel riche d’événements, d’épisodes, d’étapes de vie et d’expériences dans différentes situations, qui s’étendent et se diversifient au fil du temps.
En effet, si la vie de l’auteur ou son itinéraire prend une place importante dans cet ouvrage, l’écriture en revanche, est l’outil par excellence pour rendre compte de cet itinéraire puisqu’elle est le seul moyen de faire partager aux autres - aux lecteurs ces étapes de vie d’élève, d’étudiant, de militant, de professeur chercheur et d’écrivain. « Finalement, c’est en exerçant mon boulot que j’ai réussi à y inscrire mon style, ma vocation qui était probablement de l’ordre de l’écrire et du faire écrire... », p 138.
Ce livre, Remi Hess le qualifie de roman institutionnel, c’est-à-dire de récit des rapports complexes qu’il eut en tant qu’institué ou parfois qu’instituant avec les institutions : en partant de la famille, il passe ensuite par l’école, le lycée, l’université et d’autres institutions de formation et d’édition, en France ou à l’étranger. Ses passages conflictuels ou amicaux, ses ambiances bonnes ou mauvaises, ses échecs et ses réussites ont un point commun dans cet ouvrage ; c’est bel et bien celui de l’écriture dans sa forme diversifiée et sa particularité qui peuvent être lues comme un journal institutionnel au pluriel, compte tenu de sa multiplicité et la diversité des institutions vécues de l’intérieur, visitées et décrites.
/image%2F0175983%2F201212%2Fob_1b162f_12162-1187662291116-3787626-n-jpg.jpg)