Journal de recherche
Quand on se lève le matin, ne sachant pas quoi faire, le journal vient à votre secours.
Hier, avant d’aller à Paris, El B m’appelle pour me dire qu’il était souffrant et donc qu’il ne pouvait pas venir à la réunion mensuelle de notre groupe de Marocains. Il y a deux mois, il était déjà enrhumé. Ce qui est étonnant, c’est qu’il est un sportif de haut niveau. Pourtant, il m’a dit qu’il était fragile sur le plan respiratoire.
Je prends le train vers 15 heures, je descends à la station Trinité. R sort d’un café. Il me dit que le restaurant est fermé. Nous rentrons dans le café, nous nous installons. Ce sera le troisième café pour R. Ce dernier me raconte la suite de son licenciement, l’ANPE, les Prud’hommes et sa recherche d’emploi et d’encadrement, sans oublier ses problèmes financiers, car les (Assedics) ne paient que trois mois après le licenciement. Je lui raconte notre soirée de vendredi, ainsi que la réunion du dimanche passé, au cours de laquelle J a été baptisé « le bourgeois de l’AI ».
Nous attendons J. E devant son restaurant. R décide de l’appeler. Au bout d’un quart d’heure, il arrive, il dit qu’il a été retardé par la pluie et les bouchons. Il nous prépare un thé à la menthe servi avec un plat de gâteaux. La situation politique au Maroc à l’issue des élections législatives. Constat rapporté par H. Si : Il y a bien eu des fraudes « intelligentes » ; ce qui a permis au Roi de reprendre l’initiative et les rênes du pays. Les partis sont en décomposition traversant une crise de lutte des places.
J. E appelle S, J « le bourgeois ». Ils ne viendront pas : le premier s’occupe d’une petite fille de sa famille ; le second, croyant que la réunion allait avoir lieu à 15 heures, est venu et reparti, sous prétexte qu’il était fatigué. C’est l’impatience des bourgeois.
Nous nous sommes retrouvés à trois, nous avons bu du thé, de la bière pour ma part, du beaujolais après un bol de harira.
Le restaurant tourne bien, il y a des clients qui arrivent pour manger ; d’autres pour réserver. Le Oualili est situé rue Blanche, tout prêt du Théâtre de Paris. Ce sont les spectateurs du théâtre qui forment la clientèle le soir, les gens travaillant dans les bureaux dans la journée.
La cuisine de J a l’air de plaire. Il nous dit qu’il s’est constitué une clientèle fidèle et que les affaires marchent.
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