Journal de recherche
Ceux qui souffrent de cette situation, comme dans n’importe quelle crise, sont les plus vulnérables. Ce sont les étudiants non privilégiés, étrangers, salariés, chômeurs en formation et autres précaires…
La question de la liberté aussi bien des professeurs que des étudiants est très affectée par cette situation.
Des travaux et des recherches menés pendant des dizaines d’années par d’éminents professeurs, fondateurs de l’esprit vincennois se voient juger et disqualifier par des signatures et des contre - signatures de toute part.
Le courant de la pensée critique de l’Analyse institutionnelle est l’un des plus visés par cette offensive bureaucratique et scientiste : menace de la disparition du séminaire de l’AI à travers son exil forcé « dans les choux » de la rue d’Amiens et l’incertitude de sa continuité pendant le deuxième semestre, l’invalidation des travaux effectués sous la direction des institutionnalistes, la privation de salle de cours…
Je pense que la situation est très critique. Il faut lever le voile sur les vrais enjeux et les contradictions qui sous-tendent cette situation.
Les institutionnalistes ont la capacité et la possibilité de s’atteler à cette tâche.[1]
[1] Benyounès, A la fac, du 16 novembre au 16 décembre 1999, Journal manuscrit. Il est à noter que ce journal a été probablement le dernier journal manuscrit lu par René Lourau avant sa mort.
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