Journal de 2013
Vendredi 11 janvier,
Journée particulière pour moi, car il y’a quatre ans, jour par jour, est né le blog les analyseurs. Mu, au départ, par la volonté de m’exprimer librement, j’ai ouvert cet espace virtuel, qui m’a permis de tenir le coup, alors que je traversais une période difficile. Les irrAIductibles, l’analyse institutionnelle et des sensibilités diverses ont trouvé place dans cette tribune. Pour célébrer cet anniversaire, je prends le temps ce matin d’écrire un article comme je le fais chaque année. Après avoir terminé l’écriture du texte, j’ai eu comme souvent l’impression que je n’ai pas écrit tout ce que je voulais ou plutôt tout ce que je souhaitais avant. Je suppose que cela arrive à tout le monde. Avant de se mettre à écrire, on se dit que je vais parler de ci et évoquer cela, mais au final on se retrouve avec un texte qui n’est pas satisfaisant après coup. Ce n’est qu’en se relisant plus tard que l’on apprécie son texte.
Je lis quelques messages dans ma boite mails et je reporte les réponses à plus tard. Vers dix heures, je quitte l’ordinateur pour le ménage, ça me repose un peu. Ma journée de travail est presque terminée. Il reste la promesse faite hier d’écrire quelque chose sur le journal d’Orly. Puis-je tenir ma promesse ?
Au cours de l’après-midi, je me force de feuilleter ce journal en me disant que si je dois en parler, je dois raconter toute une histoire sur ma pratique dans cette ville. Ce que je suis incapable de faire à l’instant. Je résume rapidement un point de vue banal. C’est un journal de 24 pages, il ressemble aux journaux des communes, avec des photos de la ville et des principaux élus, quelques réalisations ici et là au service des habitants. Un compte rendu du conseil municipal consacré au budget de la ville des pages culturelles, des annonces et des vœux notamment par rapport à la fusillade qualifiée d’événement dramatique, comme si c’était la première fois que la ville est confronté à ce genre de situation. Difficile de critiquer cette position car elle est vide de contenu. La violence comme phénomène social complexe ne peut pas être traitée uniquement par le renforcement des forces de sécurité, comme le demande l’imprimé de la mairie qui réclame à l’Etat de classer Orly dans la zone de sécurité prioritaire.
Tout cela me renvoie à des questions de recherche sur la ville que j’ai commencé à travailler depuis 2007.
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