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Journal de diaristes

Journal de recherche

1 Janvier 2013 , Rédigé par Benyounès Bellagnech

Dimanche 29 octobre, 10 h 45

Comment présenter la thèse, qui porte sur la dialectique, d’une manière non contradictoire. Henri Lefebvre appelle cela le paradoxe. Donc il faut éviter le paradoxe.

Cette question surgit, alors que je suis en train de lire la thèse de Gérard - Louis Thiault , qui m’embarque dans des directions qui à priori ne mènent nulle part. Je me perds dans cette lecture.

Lundi 26 mars 2007, 16 h 30

Hegel, Phénoménologie de l’esprit. Ma lecture de cet ouvrage est essentielle pour ma recherche. En effet, le livre est considéré comme le plus important dans l’œuvre de Hegel, celui dans lequel on estime que l’auteur a exposé sa philosophie, c’est-à-dire la dialectique.

Le traducteur expose dans l’avant-propos les conditions dans lesquelles le livre a vu le jour, en ajoutant un commentaire sur les traductions françaises.

Emprunté à la bibliothèque municipale d’Orly, je ne peux donc l’utiliser à ma guise. Ainsi, je suis dans l’obligation de rapporter des extraits de cette première lecture.

Avant de poursuivre, je note une idée sur le groupe. En réfléchissant à notre groupe de vendredi, je lui donne le nom de groupe paradigmatique. Le paradigme de l’analyse institutionnelle réunit en effet les gens. Il reste à détailler et étayer cette idée. Groupe classe, groupe militant ou d’action, club de poètes ou de fumeurs de cigare, etc. Ce sont des variables de groupes.

J’ai entamé cette lecture il y a quelques jours, alors que je m’apprêtais à écrire l’éditorial pour le n° 11 de la revue . Pour garder des traces de cette lecture, j’ai eu recours au marque-page. Je devais reprendre un paragraphe entre les pages 28-29. Je ne retrouve pas vraiment ce paragraphe. Je relis les deux pages et je retiens que la vérité n’est pas donnée comme telle. Hegel donne l’exemple de la vie : il n’y a qu’à observer une plante qui donne un fruit. Ce processus de la graine au fruit est dialectique, c’est un processus négatif. Je copie quand même ce paragraphe des pages 29 et 31 : « Le début de la culture et du laborieux arrachement à l’immédiateté de la vie substantielle consistera toujours nécessairement à acquérir des connaissances de principes et des points de vue universels, puis, et seulement alors, à s’élever par ce même travail jusqu’à la pensée de la chose en général et tout autant encore, à conforter ou réfuter celle-ci en avançant des raisons, à appréhender la riche plénitude concrète selon des déterminités, et à savoir émettre sur elle avis correct et jugement rigoureux. Mais ce début de la culture cédera d’abord la place au sérieux de la vie accomplie, qui introduit dans l’expérience de la chose même, et s’il vient encore s’ajouter à cela que le sérieux du concept descende jusqu’en ses profondeurs, ce genre de connaissance et de jugement conservera dans la conversation la place qui lui convient parfaitement ».

Le dernier paragraphe de la préface : « Comme, au reste, en un temps où l’universalité de l’esprit s’est à ce point renforcée, et ou la singularité, ainsi qu’il convient, n’en est devenue que bien plus indifférente, en un temps aussi où cette universalité tient à sa totale et complète extension ainsi qu’à la richesse qu’elle s’est constituée, et les revendique, la part de l’œuvre globale de l’esprit qui échoit à l’activité de l’individu ne peut être que faible, il faut que celui-ci, comme la nature de la science l’implique déjà, s’oublie d’autant, devienne et fasse, bien évidemment, ce qu’il peut ; mais il faut d’autant moins exiger de cet individu, que lui-même doit attendre moins de soi et réclamer moins pour lui. » p. 76.

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