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Journal de diaristes

Journal de recherche

7 Avril 2013 , Rédigé par Benyounès Bellagnech

Journal, volume 5

Orly du 19 août 2001 au 2 décembre 2003

A faire ce matin. Je bois le café. Je cherche les ciseaux, le scotch, un nouveau cahier que je plastifie, afin de poursuivre l’écriture du journal. Je bois un deuxième café. Je pense dans le même temps au journal, à ma recherche et aux autres projets d’écriture. C’est fou la multitude d’idées qui vous passent par la tête dans un laps de temps de pause café.

Je commence à écrire, tout en écoutant les infos sur Radio-Orient.

Vendredi matin, j’ai traduit l’article intitulé : « Londres refuse de cesser ses ventes d’armes à Israël », tiré d’Al Hayat daté du 17 août, c’est à dire du jour même. L’article traite de la demande des Palestiniens à la Grande-Bretagne d’arrêter de vendre des armes à Israël, lequel s’en sert pour exterminer le peuple palestinien. L’idée commence à faire son chemin dans les milieux politiques anglais. La traduction de l’article est relativement simple et facile. Pourtant, B et moi avons passé plus de trois quarts d’heure à chercher l’orthographe d’un porte-parole des démocrates anglais et du secrétaire d’Etat chargé du Moyen-Orient. J’envoie l’article peu après neuf heures, avec un message signifiant à M que la recherche des deux noms a pris plus de temps que la traduction.

Ensuite, j’attends comme tous les jours un éventuel appel de Presse + concernant une éventuelle correction. Rien à signaler.

Vers 10 heures et demie, B, S et Y partent aux Gondoles, un parc animalier situé à Choisy-le-Roi. Cela va leur faire du bien.

Quant à moi, je prends une douche, je vais acheter des cigarettes. De midi jusqu’à treize heures 30, j’écoute les infos radio-télé. Entre-temps, J m’appelle pour me dire qu’il est rentré de vacances et me demande si j’envisageais de sortir. Bien sûr que je vais sortir, nous sommes bien un vendredi et pour rien au monde, je ne raterais mon rendez-vous du vendredi, que j’ai moi-même décidé depuis un peu plus de deux ans. Je réponds à Jl que je dois d’abord attendre le retour des enfants à la maison vers 14 heures et qu’ensuite je sortirai. Ils sont rentrés effectivement vers 14 heures. J’étais prêt à partir. Y me demande où je vais, je lui réponds : je vais à Paris.

RER pour Austerlitz et ensuite métro pour Saint Michel. Ne sachant pas si Jl sera à l’heure au rendez-vous, je fais un tour sur les quais rive gauche. Il y a beaucoup de touristes, mais on peut marcher doucement et prendre le temps de lire les titres des livres exposés, de regarder les tableaux et les copies. J’achète quatre cartes postales non touristiques. Je prends les petites rues du Quartier Latin : il y a moins de monde que dans les rues touristiques. Arrivé à la Mer Rouge, A est tout seul, il me sert un café. J’écris une lettre à G qui n’a pas donné de ses nouvelles depuis un moment. J’ai envie de savoir où en est la traduction italienne de mon article et si elle a pris des contacts avec les institutionnalistes italiens dont Georges Lapassade nous a parlé lors de l’entretien sur l’intervention. G a fait des études à Trento, l’université célèbre par son passé révolutionnaire, notamment l’origine des Brigades rouges et autres groupes d’extrême gauche des années 70 et 80.

L’idée d’internationaliser le courant de l’AI m’anime beaucoup et c’est pour cela que je donne la priorité aux étrangers installés définitivement ou de passage en France. Je reviendrai à cette idée plus loin. J’envoie le courrier à la poste de la rue des écoles.

J arrive, bien bronzé et bien reposé, il a passé trois semaines dans le sud de la France en compagnie de sa famille. Je l’insulte en plaisantant et en disant : « vous êtes tous partis et vous m’avez laissé seul », en rappelant également que Georges Lapassade nous avait dit cela le 13 juillet en parlant de ceux qui habitent chez lui et qui partent tous, en le laissant seul. J me raconte comment se sont passées ses vacances au bord de la mer et chez des copains marocains. Je lui parle de mes trois dernières semaines où il ne s’est pas passé grand chose, mis à part la routine et le travail de traduction qui s’est intensifié ces derniers temps. Je lui ai raconté également mes ennuis surtout à la mi-août où tout est fermé, où il ne se passe rien, même le téléphone ne sonne que rarement. Il me dit : qu’est ce qui t’as empêché de partir quelque part pendant au moins une semaine ? Mon problème, c’est que j’avais décidé de ne pas bouger pendant les vacances, estimant que c’est le bon moment pour travailler pour soi et écrire. Pourtant, ce ne fut pas le cas, car je me suis plus ennuyé qu’autre chose, c’est à dire que mes projets d’écriture n’ont pas avancé d’un iota.

A propos des nouvelles, je lui ai raconté ma rencontre avec J. E et le premier congrès du PSD auquel ce dernier a assisté. Il m’a demandé si j’avais écouté les cassettes des interventions, j’ai dit non avec ironie. Je dis : tu vas te régaler au bord de la mer et tu me demandes à moi si j’ai fait telle ou telle chose, c’est malhonnête de ta part ! Plaisanterie.

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