Journal de recherche
L’année 1989 a connu la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc de l’Est, une autre ère historique se profile à l’horizon. Pendant ce temps, Remi Hess se trouve à la Réunion et sent sa fibre allemande se réveiller avec une certaine amertume de ne pas se trouver à Berlin au bon moment. « En 1989, j’étais à Saint Gilles de la Réunion lorsque le mur de Berlin est tombé. Je suivis, toute la nuit, en direct à la télévision ce qui se passait. Je me sentais terriblement frustré d’être à 12 000 Km de l’événement. Je voulais rentrer. Je me sentis attiré par le terrain allemand que je pratiquais jusqu’alors dans le seul contexte franco-allemand... A la Réunion, je me décidai, enfin et sérieusement, à étudier l’Allemagne. J’ai senti, cette nuit là, que mon vrai terrain était ailleurs » p 114.
La continuité et la diversité marqueront la vie et l’œuvre de Remi Hess. En effet, de nouvelles expériences seront tentées, d’abord à Reims dans le projet de formation des professeurs, qui s’appellera plus tard IUFM, ensuite à l’université de Reims et de Paris, les voyages vers l’Allemagne ; s’ajoutent à cela la dispersion et le tiraillement entre des lieux différents, plus une vie familiale difficile à assumer dans ce contexte. La dissociation commence à peser : les fronts de travail de discussions, de projets, des instances, des hiérarchies et des résistances dans plusieurs institutions (ministère, direction universitaire, éditoriale...).
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