Journal de recherche
Commentaire de Remi Hess :
Vendredi 5 décembre 2003, 11h 30 (colloque sino-français). Salle C22.
J’avance le journal de Benyounès. J’en suis à la page 32 de son volume 4. Il réfléchit à la place qu’il ne peut faire au journal dans sa vie. A ce moment, il entre dans une nouvelle activité (la traduction matinale d’articles de l’arabe en français). Cela l’oblige à réorganiser les moments de sa vie. Ses enfants aussi vivent son activité sur le net comme du temps qui leur est volé…Ces pages m’intéressent, me concernent. Pourquoi ? Moi aussi, en ce moment, j’ai du mal à écrire mon journal. Certes, j’en écris quelques bribes, mais je ne trouve pas le temps de noter des choses qui m’importe de décrire : la fête de la famille de la semaine passée, ma redécouverte de la lecture. Je souffrais de ne pas lire ces derniers temps, etc. (Comme Benyounès). Mon idée : le journal sert à décrire la difficulté de vivre ses moments lors d’un redéploiement de ses moments. De temps en temps, on fait un remaniement de sa transversalité : on ouvre un nouveau moment (ici le travail). Les autres moments en souffrent. Pour moi, la perturbation vient de la grève. Je ne veux pas m’y investir trop. Et pourtant, la grève étudiante me démobilise par rapport à l’écriture du journal.
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