Journal de recherche
Vol simple à la tire, c’est ainsi qu’est qualifié le vol que j’ai subi le 8 juin 1999. Dans le récépissé, il n’y a aucune explication des circonstances du vol, des dommages subis, ni des conséquences de ce fait. Il est vrai que la police s’intéresse en priorité aux dommages physiques. Quoique sans plainte des victimes, la police n’intervient même pas.
L’agent de la PJ qui m’a reçu m’a demandé certains détails sur les voleurs et les conditions du vol. Le plus intéressant fût la question suivante : dites-nous si c’est quelqu’un de type arabe et un autre noir, nous vous retrouverons votre cartable ! sic, sans commentaire.
J’ai perdu mon journal, un cahier de notes des séminaires de René Lourau et de Remi Hess, des notes du colloque sur Korczak organisé par Ahmed Lamihi à Paris 8, des documents personnels, un agenda plein d’adresses et de numéros de téléphone… Au retour, j’ai eu droit à cet article du code pénal, qui est davantage dissuasif et accusant que rassurant. La loi est faite pour être violée, transgressée et non pas respectée. Je tenais à écrire cela, avant de finir mon premier journal et pour me rafraîchir la mémoire sur l’institution policière, telle qu’il m’est arrivé de la toucher de près pour la nième fois.
/image%2F0175983%2F201212%2Fob_1b162f_12162-1187662291116-3787626-n-jpg.jpg)