Journal de recherche
Dimanche 1er juillet, 16 h 45
« La dialectique devait cesser d’être l’autoreproduction de l’absolu, elle devait désormais incorporer le rapport entre celui qui pense et son objet, devenir la recherche concrète du mystérieux lien entre le singulier et l’universel dans l’histoire, mettre en relation le sens implicite et le sens explicite des actions humaines, dévoiler les contradictions qui travaillent le réel, dépasser perpétuellement ce qui est déjà donné et refuser de s’établir comme système final sans pour autant se dissoudre dans l’indéterminé. Sa tâche allait être, non pas d’établir des vérités éternelles, mais de penser le réel. » p 96. C’est moi qui souligne dans L’institution imaginaire de la société.
La première partie du livre est une critique du marxisme, sur les plans théorique et pratique ; critique ici renvoie à 100 pages !
« Nous appelons praxis ce faire dans lequel les autres sont visés comme êtres autonomes et considérés comme l’agent essentiel du développement de leur propre autonomie. La vraie politique, la vraie pédagogie, la vraie médecine, pour autant qu’elles aient jamais existé, appartiennent à la praxis.» p. 112. Castoriadis cite au passage Les aventures de la dialectique de Maurice Merleau-Ponty , livre que je dois lire. La définition de la praxis est une tâche sur laquelle butent souvent les discussions. Cette précision de l’auteur est la bienvenue.
Je poursuis : Il n’y a aucun sens à s’intéresser à un enfant, à un malade, à un groupe ou à une société, si l’on ne voit pas en eux d’abord et avant tout la vie, la capacité d’être fondée sur elle-même, l’auto - production et l’auto - organisation » p. 134.
« Si même nous devions, moi et les autres, rencontrer l’échec dans cette voie, je préfère l’échec dans ma tentative qui a un sens à un état qui reste en deçà même de l’échec et du non-échec, qui reste dérisoire. » p. 137.
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