Journal de recherche
Dimanche 15 décembre, 21 heures 20,
Vers 18 heures, en écoutant les infos sur Radio Orient ou sur RFI, je me suis dit que j’allais me contenter des photos prises pendant le repas. Cela serait la description ou la trace d’une journée.
Comment expliquer que j’ai passé toute la soirée d’hier samedi à préparer la harira, et la matinée d’aujourd’hui à préparer le couscous. Je ne regrette pas ces moments-là, car le partage des repas n’exclut pas leur préparation. Faut-il décrire les recettes et le temps qu’il faut pour préparer ces repas ? Oui, mais je n’ai pas envie de le faire aujourd’hui. Il y a eu les repas, mais il y a eu aussi des échanges. D’ailleurs, les échos n’ont pas tardé. J, absent de ces moments, vient de m’appeler pour me dire que nous avons attaqué Patrice Ville. Sa réaction fait suite à ce que J lui a raconté. J m’a dit que j’avais censuré certains propos qui démontrent que Patrice n’hésite pas à dénoncer, à tenir des propos pour dénoncer des gens comme R… Ce que J ignore c’est que Patrice lui-même réclame cette censure, du moins au niveau de l’écrit.
Je regrette que J ne retienne de cette journée que cela. Alors que nous avons abordé plusieurs sujets : le numéro 2 des IrrAIductibles, la soutenance de Dominique Samson, l’écriture du journal, la transcription et bien d’autres sujets, y compris des questions la concernant, elle, J (les mythes et l’AI).
Le numéro 2 des IrrAIductibles est un gros morceau. Il aurait été judicieux d’en parler. Le texte de Ronald Arendt est très intéressant, - reçu ce jour même- et méritait un clin d’œil.
R vient de me téléphoner, il veut intégrer un texte de Pentalis dans la revue ; cela mérite mon attention.
En rester à l’attaque contre Patrice démontre bien un penchant vers le réductionnisme. Serait-ce une des caractéristiques de J. Hypothèse à vérifier.
Georges Lapassade a écrit un texte intitulé Propos du diable. Cela aussi n’a pas intéressé J. Ce n’est pas important. Je lirai ce texte et j’en dirai quelques mots lors du séminaire de mardi prochain.
Je rappelle qu’ont participé au moment aujourd’hui : Georges, Claudio, Remi, J, B, Y, S et moi, sans oublier le chat.
Il est 22 heures. Avant de manger et de me coucher, je prends un peu de temps. J’ai envie d’être seul, de m’observer en train de réfléchir, de penser. C’est un espace-temps qui me manque sérieusement, cruellement.
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