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Journal de diaristes

Journal de recherche

10 Avril 2013 , Rédigé par Benyounès Bellagnech

Encore quelques lignes, ce matin pour exprimer mon désarroi, mon état troublé depuis trois jours. Quand j’essaie de comprendre cet état, je pense surtout au retard dans mon travail, aux conditions de vie autour de moi qui ne s’améliorent guère, à cette fatigue physique et morale que je sens depuis début juillet. Je me dis que la prochaine fois, il faudrait changer d’air de lieu et prendre du recul ou de la hauteur par rapport à ce quotidien qui me ronge petit à petit et m’empêche de vivre normalement ma passion et mes envies. Il m’arrive parfois de me dire que la vie sans goût ne mérite pas d’être vécue, sinon on serait des animaux désemparés qui ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Levé ce matin à six heures après m’être couché à deux heures du matin, je n’arrive toujours pas à sortir de cet état décrit ci-dessus. La traduction est relativement facile, c’est ce que je me suis dit après une première lecture de l’article à traduire. Plus tard, je me suis rendu compte qu’elle était plus compliquée que ce que j’avais cru.

L’article rapporte les propos tenus par Saddam Hussein, lors de ses entretiens avec son médecin traitant Alvarès Campras qui est membre du comité central du parti communiste cubain. Il est également spécialiste de la douleur du dos et de la colonne vertébrale. Saddam lui confie que l’Iraq est plus fort, plus puissant sur tous les plans et qu’il est en mesure de défier et de faire face aux Etats-Unis. Les Américains confirment que la défense antiaérienne iraqienne s’est améliorée et qu’elle attaque les avions américains.

Je ne suis pas du tout satisfait de ma traduction. J’attends l’appel du lecteur - correcteur pour avoir sa réaction.

En attendant, je reprends l’écriture du journal. Cette fameuse soirée du vendredi ressemble à celles d’avant. Discussions des sujets divers : le Maroc, l’économie, la société, la Palestine, Israël, les Arabes et plus la discussion est chaude, plus les bières se succèdent machinalement. A un moment donné, nous changeons de lieu. Nous allons chez Zizou, rue Monge. Un peu plus tard, Abdi arrive, nous paie un verre chacun. Il n’a pas l’air content de nous voir quitter son bar pour aller chez quelqu’un d’autre, même si c’est un ami. La logique du commerce oblige !

Le lendemain, pas de traduction, c’est samedi. Je commence la journée par ouvrir le cadeau de J. C’est une bouteille de vin sous forme de cigale avec deux petits verres et un petit jouet qui reproduit le chant des cigales. Je commente : ça y est, nous avons une cigale à la maison, il nous manque le champ, la montagne et la plage !

Le samedi, comme le dimanche d’ailleurs, sont des jours où il ne se passe rien. Je décide de finir le quatrième journal pour entamer le cinquième.

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