Journal de recherche
Dimanche 9 janvier, 9 h 30
Le reste du chapitre, non terminé hier, est consacré en grande partie au concept de l’aliénation, que Lefebvre considère comme actuel et central, insistant sur son déploiement historique en lien avec la propriété. Il faut relire ce chapitre XIII à propos de l’existentialisme, la querelle de l’aliénation pp. 509-526 ; en cas de besoin de précision de ce concept d’aliénation.
Par la suite, l’auteur aborde la question de la vulgarisation à laquelle il accorde un grand intérêt, commençant par une critique : « Qui dédaigne la vulgarisation devrait dédaigner la pédagogie. Mais ces esprits distingués, encore que professeurs, dédaignent peut-être aussi la pédagogie ? Soyons indulgents. Peut-être confondent-ils la vulgarisation avec la propagande ? Il n’en est pas moins sûr qu’ils ne pardonnent pas à un marxiste ce qu’ils excusent chez les non – marxistes » p. 527.
L’auteur reprend la question depuis le début, depuis la publication d’ouvrages sur la pensée de Marx et de Lénine et explique ce parcours avec les embûches rencontrées avec et contre les communistes.
Au cours de son long combat contre le dogmatisme, Lefebvre décrit la période – appelons là ainsi - de la publication de Logique formelle, logique dialectique de Méthodologie des sciences et de Traité du matérialisme. C’est dans ce chapitre XV qu’il rappelle l’anecdote de la fausse citation attribuée à Marx « L’art est la plus haute joie que l’homme se donne à lui-même ».
Du parcours philosophique à la sociologie, Lefebvre se heurte aux dogmatiques marxistes qui ne voulaient pas de la sociologie et notamment de la sociologie rurale. Henri Lefebvre relate le mal fou qu’il a eu pour faire accepter et reconnaître la sociologie, bien qu’il se réclame comme sociologue. 10 pages intitulées sur la sociologie, dans lesquelles il dresse un bilan désastreux du marxisme face à la sociologie.
Le chapitre suivant pose des questions sur la conscience privée, sans pour autant confirmer l’analyse programmée, mais qui reste sans suite. Cependant, à la fin du chapitre Henri Lefebvre renvoie le lecteur à son ouvrage Critique de la vie quotidienne.
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