Journal de recherche
Lundi 2 décembre 2002
J’essaie de m’isoler dans la chambre à coucher pour écrire le journal. S me suit et commence à me poser des questions du genre : De quelle couleur est ton stylo ? Tu vas allumer la lumière pour travailler la nuit ? Cela se lit pour dormir le soir ?…
Si le texte précédent se termine par un point virgule, cela peut paraître anormal [S continue à me poser des questions. Cela doit être l’âge où l’on pose beaucoup de questions. Elle a trois ans.] Un texte doit normalement se terminer par un point. Le point virgule est synonyme, soit d’une erreur, ce qui est plausible ; ou bien que je n’avais pas terminé le texte et après coup j’ai oublié la suite ; ou encore j’étais interrompu pendant l’écriture ; ce qui m’arrive assez souvent et m’empêche de développer mes idées.
La semaine passée a été très riche, en effet et bien que je ne sois pas allé au séminaire, j’ai reçu dimanche le compte-rendu de la séance effectué par Emmanuelle et Isabelle. Cela m’a donné une idée sur ce qui a été dit et fait dans cette séance.
Mercredi 27 novembre, je suis allé assister à la soutenance de thèse de Maria-Antonia Santandreu-Caldentay intitulée « Michel Lobrot : Une aventure humaine ». Thèse préparée sous la direction de Patrick Boumard. Le jury est composé de Remi Hess Paris VIII, Alain Mougnotte Lyon II, Pascal Dibie Paris VIII et Bernard Jabin Paris VIII.
Ce matin là, j’ai eu de la chance, car j’ai reçu un petit texte à traduire et que j’ai terminé vers huit heures ; ce qui m’a permis de partir vers neuf heures. J’arrive à l’heure dans le quartier du Marais, au 10 rue Charles IV où se trouve le département d’ethnologie-anthropologie dépendant de Paris VII. Je rencontre en premier Bernard Jabin. Nous cherchons la salle de soutenance. Nous rencontrons par la suite d’autres personnes venant y assister.
Je vais avec Remi Hess dans un bureau, je lui remets les journaux saisis par B. Il me donne 100 euros à remettre à B et me dit qu’il voudrait écrire pendant la soutenance avant de donner Le Journal total à taper.
Avec tous les participants, du moins je le suppose, nous avons vécu un événement dans l’histoire des soutenances. A la fin, je suis allé demander un exemplaire de la thèse à Remi, en promettant de la lire et de faire un résumé. Il m’a dit que je pouvais aussi utiliser son journal pour faire le compte-rendu.
Mercredi soir, Georges Lapassade me joint au téléphone pour me dire qu’il a corrigé son article et qu’il a ajouté une introduction à son article. On se donne rendez-vous pour vendredi matin, afin qu’il me donne son article à saisir.
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