Journal de recherche
13 h 20, moment de l’apéritif avant le repas.
Je suis amené à concevoir la thèse comme une œuvre. Le fait de devenir thésard à plein temps ne change rien à la manière avec laquelle je vis ce tournant de l’écriture de cette thèse pour répondre à l’exigence de l’institution universitaire. Cette remarque m’est venue, alors que je pensais à reprendre Produire son œuvre, le moment de la thèse comme guide ou boussole pour l’élaboration de cette thèse.
Dimanche 23 mai, 12 h 10
En voulant travailler sur les dispositifs, je suspends la lecture de Critique de la raison dialectique, et je m’engage dans la lecture de J-F Lyotard, Dérive à partir de Marx et Freud . Je fais ce choix parce que je savais que cet auteur avait traité la question des dispositifs. J’en ai parlé vendredi dernier, lors de la réunion du comité éditorial.
En effet, dans cet ouvrage, l’auteur utilise le mot dispositif 12 fois dans 15 pages, article intitulé « dérive ». Il l’utilise notamment en lien avec le Kapital et le libidinal, au début de l’ouvrage dans un article intitulé DERIVES.
Je poursuis la lecture de cet ouvrage qui doit me servir aussi comme référence dans le travail sur la dialectique, l’éducation et particulièrement sur la critique marxiste.
Les pages 140-148 comportent une analyse de l’institution scolaire- universitaire en relation avec le capital. Comment ces institutions sont au service de ce dernier.
A propos de la dialectique, Lyotard distingue bien entre la dialectique substantielle qui mène tout droit à la religion en passant par la négation de la négation p.154 entre autres et la dialectique : pratique et théorie ; le retournement de la réalité mystifiée. « La pratique est pédagogique si elle est critique… » p. 159.
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