Journal de recherche
La pédagogie du journal érigée au rang d’une discipline à part entière dans le cadre de la pédagogie du possible
« En matière de journal, la science se trouve dans le rapport adéquat que l’on construit à cette technique de recueil de données. Et une dimension de ce rapport se trouve dans la distance que l’on construit au journal, lors de la relecture et à l’exploitation que l’on fait des données recueillies dans les écrits plus élaborés.
(…) Mon projet ici, avec la publication du Journal des moments, c’est de mettre à la disposition de mes proches, ces textes qui peuvent être utiles à leurs propres recherches, et qui s’inscrivent pour moi comme une étape de la conquête de cette théorie des moments qui, si elle était reconnue, entraînerait une profonde rupture dans « les allants de soi » à la fois politiques et psychologiques qui président aux théories du sujet. »
Remi Hess
A. Point de vue sur l’état actuel de la pratique du journal
Le mot discipline utilisé dans ce titre renvoie au double sens, d’une part, discipline comme pratique rigoureuse, organisée dans le temps, c’est le cas du diarisme ou de l’écriture du journal, qui signifie l’écriture au jour le jour, peut-être pas tous les jours, mais en tout cas d’une manière régulière ; et d’autre part, discipline comme matière à part entière, certains diront domaine d’étude, ou thème d’étude, ou objet de recherche ou d’enseignement, faire des études de mathématiques ou de physique, etc. Je propose que l’on dise faire des études du diarisme à tous les niveaux de la scolarité et de la formation. C’est une thèse que j’énonce d’entrée de jeu dans ce chapitre. Certes, elle mérite à elle seule une longue et fastidieuse explication, ce que je ne me propose pas de faire en raison des limites de la forme de ce texte. Toutefois, je me contente de proposer quelques pistes de recherche sur cette question.
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