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Journal de diaristes

Journal de correspondance

5 Janvier 2014 , Rédigé par Lucia Ozorio Publié dans #Journal de correspondance

Dimanche 5 janvier,

Suite à mes échanges en novembre avec A, et auparavant avec lucia et les autres correspondants, je décide d'entamer ce journal de correspondance.

2013/12/31 Benyounes3 <benyounes3@wanadoo.fr>

Chère Lucia,

Je ne peux pas laisser passer ce dernier jour de l'année 2013 sans t'écrire un petit mot. Il me reste deux souvenirs de toi qui sont encore frais: le premier fut ton appel téléphonique le jour de mon anniversaire, le 3 novembre. Comme par hasard, dès que le téléphone a sonné j'ai dit :ça c'est Lucia. Il arrive parfois que des intuitions tombent juste et celle là m'a profondément marqué. Le second est ton dernir message reçu il y a quelques jours. En effet, j'ouvre ma boite tôt le matin, le seul instant où je me sens un peu capable de lire les messages et de nettoyer la boite car je reçois beaucoup de pubs en raison de mes clics sur les blogs. Ce matin là ton petit mot m'a apporté un réconfort. Devine, tu te lèves le matin et tu reçois un message plein d'espoir et de joie de vivre avec beaucoup d'espoir. Cela m'a fait chaud au coeur et je me suis dit, je ne vais pas répondre tout de suite je vais prendre le temps de savourer ces mots d'amitié estimable et qui occupe une place importante dans ma vie. Merci chère Lucia pour ton message.

Les années précédentes, nous avions pris l'habitude de se voir et de partager des moments agréables. Tu avais la possibilité de te déplacer à Paris, je devine que cette année tu as autre chose à faire; Je ne sais pas si tu es à Rio ou non car je sais que là bas c'est les grandes vacances peut être que tu es en voyage quelque part, si c'est le cas je te souhaite de bonnes vacances en compagnie de François.

Chez nous ces journées de fêtes se passent bien et dans le calme.

Bonne fête de fin d'année.

Je t'embrasse très fort,

J'embrasse François

Une pensée à ta famille enfants et petits enfants

Beny

Cher Beny


Ta lettre me chauffe aussi. Je suis à Rio, je continue mon travail. Depuis de longues années je n´ai pas des vacances, c´est à dire que je cherche d´autres endroits, à certains moments, pour stimuler mes rêves, faire des alliances, et travailler, bien sûr. C´est comme ça que je comprends mes allées à Paris, toujours Paris 8. Et maintenant, si ça arrive, à Paris 13.

Je travaillais beaucoup, à Paris 8, dans les rencontres, séminaires, ... Au long de ces années je me suis rendue compte que c´était la joie, l´amitié, la force d´un groupe qui me stimulait à aller à Paris-Paris 8. Et tout a commencé à cause de René Lourau. Si j´ai rêvé un petit peu avec un travail à Paris-Paris 8 en tant que prof., j´ai compris que c´était plus un rêve amoureux, un rêve qui luttait pour la continuation de cette ambiance irrAIductible. D´ailleurs, je percevais chaque fois davantage que mes allées à Paris 8 une fois par an suffiraient pour énergiser mes luttes pour une irrAIductiblité dans le monde. C´est ça qui était le plus important.

Les irrAIductibles, je ne peux pas dire, qu´ils sont finis. Ils existent dans le rythme du devenir. Ça réconforte. Toi, moi et quelques autres, essaient de forger, fonder, s´allier à une certaine irréductibilité dans le monde, dans la vie.

Mais il faut relever les instants, uniques, plus que des moments, qui travaillaient, même si on ne s´en rendait pas compte ... Et des vraies rencontres, celles qui durent, marquaient leurs forces. L´instant et son effet dans la durée. Il devient ... sans qu´on sache qu´est-ce que l´histoire va faire de lui. Quelque chose arrive. Les rêves profitent des moments. Mais à mon avis, ils profitent plus des instants et de leur imprévisi-irréductibilité. La dialectique des moments les emprisonne beaucoup.

Qui pourrait penser que mes rêves avec Paris 8 se sont énergisés dans la rencontre avec René, avec toi, que j´ai connu chez René, et François?

Et avec toi, arrivent Bernadette, les enfants. Voilà, les enfants!!!!! Ce sacré dire oui. Vous êtes des effets de l´imprévisi-irréductibilité du rêve. Pour moi, c´est ça qui compte.

Fais-moi signe quand le chèque arrive sur ton compte. Le courrier c´est n´importe quoi.

Je t´embrasse, je vous embrasse profondement. Lúcia

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