Journal de recherche
A la fac à 14 h 50, salle A 428,
En attendant l’arrivée des autres pour la rencontre, je continue à écrire le journal.
Avant de partir, Remi me dit qu’il faut sortir un numéro des irrAIductibles sur le mouvement. Je suis d’accord. Une fois la séance de l’AG levée, je range mes affaires. Un étudiant qui m’observait, -parlant de moi -, dit à un autre étudiant faisant partie de ceux qui dirigeaient l’AG, : « Cela doit être un flic ou un journaliste ! ». J’hésite un peu, surpris par la question, je dis : « je suis un flic ». J’attends leur réaction. Ils sont à leur tour surpris par ma réponse. Nous restons en groupe de 5. J’explique au premier étudiant qui m’a interpellé que j’écris un journal, que j’ai informé dans la matinée de cette AG 300 personnes et que nous préparons un numéro des irrAIductibles sur le mouvement des étudiants. Je lui demande par la même occasion s’il connaît le livre L’université en transe de Remi Hess, Georges Lapassade et Patrick Boumard. Mon interlocuteur n’a pas l’air de savoir grand-chose sur les mouvements étudiants.
Il est 14 heures, je vais manger au restaurant universitaire. Je rencontre Constantinos, étudiant et militant. Il n’a pas assisté à l’AG. Nous abordons la question et je lui livre quelques réflexions sur l’AG.
Cette AG avait l’air d’être dirigée par le SNESUP, appuyée par l’UNEF et l’UEC. Les intervenants appartenant à ces trois organisations n’ont pas caché leur appartenance.
Un fait m’a surpris : quelques minutes avant la fin de l’AG, un étudiant dit qu’il vient d’arriver d’une réunion du conseil d’administration et que ce dernier a décidé d’organiser des séances d’information du 8 au 18 décembre, pendant les cours. Le ton et le genre de cette information ont attiré mon attention.
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