Journal de recherche
6) Le journal de l’implication
La prise de notes par les étudiants et autres apprenants lors des séminaires, des cours, des conférences, des sessions de formation, etc., est une pratique courante, voire universelle. Mais l’usage qui est fait de ces notes est différent selon les cas. En général, les notes servent à la révision pour un éventuel examen ou concours et elles peuvent, ce qui arrive rarement, faire l’objet d’une révision ou d’une éventuelle publication, cela peut arriver suite aux conférences ou aux cours universitaires des grands auteurs, parfois de leur vivant et souvent après leur disparition.
En ce qui me concerne, je pratique comme tout le monde, si l’expression a un sens, c’est à dire prise de notes depuis longtemps et dans plusieurs situations : réunion, exposé, conférence, cours, assemblée, débat, etc. Depuis ma rencontre avec l’AI, cette pratique a pris une orientation nouvelle, en devenant une méthode de description de la situation ici et maintenant, autrement – dit, une nouvelle forme de journal.
Au début, je prenais des notes dans des petits cahiers de 96 pages, j’en ai écrit plus d’une dizaine. Il m’est arrivé d’en faire usage, soit pour rédiger un compte-rendu ou pour écrire un article. Depuis novembre 2003, j’ai abandonné cette posture et entamé à la place ce que j’appelle le journal d’implication, ce qui veut dire pour moi, écrire pendant toute situation dans laquelle je me trouve impliqué directement. Il ne s’agit pas de prendre des notes uniquement dans les situations dites scolaires où l’on déverse du « savoir », mais d’écrire et de décrire chaque fois que cela est possible.
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