Journal de recherche
Le journal comprend 4 volumes. L’extrait rapporté montre l’intérêt d’écrire un journal de ce type, qui devient petit à petit un journal de bord, relatant ce à quoi j’assiste au jour le jour. Ici, il s’agit des événements importants relevant de la macrosociologie, car c’est un mouvement social qui va prendre de l’ampleur au niveau national. Toutefois, ce que décrit le journal par la suite relève plutôt de la microsociologie et de l’ethnographie du groupe des irrAIductibles : réunions, séminaires, colloques, rencontres informelles, etc.
Le nom implication donné au journal peut donner lieu à une confusion, c’est-à-dire comme si cela laissait supposer que les autres journaux ne relevaient pas de l’implication. Or, celle-ci est le mode même d’écriture, car toute écriture est d’une manière ou d’une autre impliquée. La notion de moment pourrait remplacer celle de l’implication, mais il se trouve que le journal rend compte de moments différents, parfois même contradictoires, ce qui en soi n’est pas un défaut, mais une qualité et une originalité de ce journal. En réfléchissant à un autre titre à donner à ce journal, je me suis demandé si ce choix n’est pas du à une nostalgie à l’égard de la revue, Les cahiers de l’implication, qui est devenue, après la mort de René Lourau, une revue désimpliquée. En tout cas, en raison du lien de ce journal avec la recherche, la revue Les irrAIductibles, etc. je continue à écrire ce journal de l’implication. Il faut noter enfin que journal a été d’une grande utilité, entre autres, dans l’élaboration du dossier sur l’analyse interne présenté au colloque en juin 2005[1].
[1] Les IrrAIductibles, Dossier : Elément d’analyse interne, Colloque international d’analyse institutionnelle, Université Paris 8, Juin 2005.
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