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Journal de diaristes

Journal de recherche

15 Mars 2013 , Rédigé par Benyounès Bellagnech

Le 11 septembre 2001 représente un tournant dans le monde ; le monstre de la puissance mondiale est blessé. Comment va-t-il réagir ? La suite, le monde entier la connaît maintenant.

Le 12 septembre de la même année, Patrice Ville soutient sa thèse Gens d’école et gens du tas[1]. Un séminaire est co-animé par Patrice Ville et Remi Hess à Paris 8. En tant que pédagogues institutionnalistes, ils s’inscrivent dans l’histoire à la fois locale et globale, et avec eux des étudiants à la recherche d’un moyen d’exprimer leurs opinions, et leurs positions. Ils commencent par les comptes-rendus des séminaires du mardi dès janvier 2002. Une liste Internet est ouverte et les demandes d’informations se multiplient. Cette liste compte aujourd’hui plus de 200 personnes un peu partout dans le monde.

Lundi 22 avril 2002, je vais assister par curiosité à Paris 8 à une journée organisée par le LEC (Laboratoire éducation et culture). Sous le choc comme la majorité des Français et surtout comme tous les étrangers vivant en France, je m’attends à ce que les participants à la journée abordent le spectre du fascisme qui s’approche à grands pas du pouvoir. Rien ! les spécialistes de « l’éducation et de la culture » laissent la journée, programmée bien avant l’événement, se dérouler comme si rien ne s’était passé la veille. Je suis à la fois déçu et curieux d’essayer de comprendre l’autisme de l’institué.

Le lendemain, mardi 23 avril, les étudiants posent la question du vote du 21 avril comme événement majeur et analyseur de la politique en France. Patrice Ville dit qu’il faut absolument prendre la parole et exprimer son opinion. Remi Hess dit : on crée une revue, un seul numéro, vous avez quinze jours pour envoyer vos articles. La semaine suivante, il propose au Khédive le titre « Les Irréductibles », avec « AI » à la place de « é », expliquant que Jean Ferreux lui a proposé d’introduire ce changement dans le nom. Remi lance l’appel à contribution, rédige l’éditorial et Véronique Dupont prend en charge la mise en page du numéro.

Remi tient plusieurs dispositifs à la fois : le séminaire, la préparation du colloque de juin 2002 et la publication en format quatre pages de six numéros du journal des IrrAIductibles.

Fin juin le numéro de la revue[2] est enfin sorti et le mouvement des IrrAiductibles naissant continue de travailler avec joie et plaisir tout au long du mois de juillet pour coordonner les numéros suivants.

[1] Patrice Ville, Une socianalyse institutionnelle, Gens d’école et gens du tas, doctorat d’Etat en Lettres et Sciences Humaines, présenté le 12 septembre 2001, à l’université de Paris 8, 800 pages.

[2] Les IrrAIductibles, revue interculturelle et planétaire d’analyse institutionnelle, Analyse institutionnelle et Politique, n°1, juin-juillet 2002.

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