Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Journal de diaristes

Journal de lecture

17 Juillet 2013 , Rédigé par Benyounès Bellagnech

Dimanche 20 février 2005, 9 heures 55,

J’ai entamé la veille la lecture de Jean-François Lyotard, Economie libidinale[1].

Dès les premières pages, j’ai constaté que j’avais lu ou du moins ouvert cet ouvrage à plusieurs reprises. Mais, comment se faisait-il que je n’avais pas retenu son contenu ? La réponse à cette question me paraît utile. J’ai eu l’occasion en effet d’évoquer la lecture utile, c’est à dire celle dont on a besoin sur-le-champ pour des raisons pratiques : écrire un article, mener une recherche, résoudre un problème… Je suppose que ce livre ne répondait pas auparavant à ces ou à l’un de ces critères. Cependant, mon acquisition du livre dans les années quatre-vingt fut dictée par l’envie de suivre la pensée de Jacques Poulain sur le langage. A l’époque, on me disait que J. Poulain était incompréhensible ; ce qui est en partie vrai. Il a fallu le moment de recherche sur les dispositifs pour que je reprenne la lecture de Lyotard.

Pour en venir à l’ouvrage sus-cité, il traite de la question de l’économie libidinale. Arrivé page 60, j’ai eu envie d’écrire sur le livre. C’est la critique de la théorie des signes qui me pousse à écrire. « Reprenons encore une fois cette affaire des signes, vous n’avez pas compris, vous êtes restés rationalistes, sémiotiques, occidentaux, battons-nous encore, c’est le chemin vers la monnaie libidinale qu’il faut s’ouvrir de force ». p 57.

19 heures 30,

Après la sieste, je décide de changer de cap en allant chercher Les chevaux du diable de Georges Lapassade, que j’avais oublié de citer dans mon article Pour une critique des dispositifs. J’ai entamé la lecture et je me rends compte de l’importance de ce livre dans la pensée et vie de Georges Lapassade. Alors que je suis encore pris dans le débat de vendredi 18 février, lors de la réunion du comité éditorial à Paris 8 en salle A 428, discussion qui a tourné autour de la question de l’analyse interne, je reçois l’appel à contribution que Leonore a apporté manuscrit et qu’elle a réussi à envoyer par l’intermédiaire de François-Xavier. C’est un texte à diffuser. Mais auparavant, je demande à Bernadette de le saisir sur ordinateur, afin que je puisse élaborer un texte-message explicitant notre nouveau dispositif (expression de Georges Lapassade) d’élaboration du numéro des IrrAIductibles sur l’analyse interne qui doit sortir avant le colloque prévu pour le 25 juin.

J’ai diffusé hier l’annonce du passage de Georges Lapassade sur France-Culture ce soir à 20 heures 30. Cela fait beaucoup de choses qui arrivent en même temps. Ainsi, je reporte la lecture de Jean-François Lyotard et je m’engage dans la lecture de Les chevaux du diable sans oublier que je dois rendre compte de cette lecture.

[1] Jean-François Lyotard, Economie libidinale, Paris, Editions de Minuit, coll « Critique », 1974.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article