Journal de lecture
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Avec Augustin, nous avons animé un entretien collectif qui est en cours de transcription. Il sera publié dans le numéro 12 des IrrAIductibles. Ainsi, malgré mes déboires de santé, j’ai assuré une certaine présence dans ce moment historique.
Ce jour de 25 février 2007, je retiens quelque chose de l’intervention de Christian Verrier – avec lequel j’ai discuté et dont j’ai salué le livre Poser le sac. Je lui ai exprimé mes félicitations. Il me dit que le journal est à la disposition de ceux qui voudraient le lire – Il a dit avoir décidé de reprendre la lecture critique de l’œuvre de Remi Hess. C’est rare, voire même exceptionnel d’entendre cela de la bouche d’un universitaire vis-à-vis d’un collègue et en face d’un parterre d’universitaires. La règle dans ce milieu est de ne pas se lire les uns les autres. Le contraire serait édifiant, c’est à dire si les universitaires se lisaient les uns les autres, le débat serait d’une richesse indescriptible et attrayante autant à l’intérieur, profs et étudiants, qu’à l’extérieur, lecteurs et éditions. Christian parle de lecture critique. J’espère qu’il aura la même conception que moi de la critique. Pour ce faire, il doit avoir une culture philosophique. C’est le fondement même de toute pensée critique. La critique pour moi est une reprise totale d’une œuvre d’un auteur ou d’une époque. C’est une destruction, une dissection, c’est un dépouillement… qui doivent précéder une reconstruction. Ce n’est pas un rétablissement et encore moins une rénovation. Les exemples de la critique telle que je la conçois sont rares dans l’histoire de la pensée humaine (Platon, Descartes, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche et Kierkegaard…).
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