Journal de lecture
Jeudi 26 octobre 2006, 9 heures 40,
J- Révolutions
L’auteur commence ce chapitre par la distinction entre les révolutions en rejetant, sur le plan de la méthode, la linéarité. Il cite l’exemple de la révolution iranienne qui a amené les mollahs au pouvoir. Révolution paysanne, ouvrière et urbaine. Toutefois, il rappelle les événements ayant marqué le 14ème siècle et ce à plusieurs niveaux : culturel, scientifique, artistique, etc. Ces changements ont pour nom la métamorphose : les changements de formes ; ou encore abondance et création de formes. « La culture et la socio-politique entrant en interactions incessantes ».
Si Mao et Lénine soutenaient que la révolution politico-sociale précédait la révolution culturelle, Henri Lefebvre, quant à lui, essaie de démontrer dialectiquement, dans ce chapitre, qu’il n’y a pas d’avant et d’après (le cas Gramsci).
« Le tableau montre que la politique et le culturel ne se superposent pas, mais interfèrent sur le monde conflictuel (unité contradictoire) » p 128. Le tableau et le commentaire (129-139) sur 10 pages ! Ces pages contiennent une mine d’informations sous des titres de chronologie du 20ème siècle. Le commentaire accompagnant le tableau conduit à Marx et à la nécessité de le relire dialectiquement en fonction de notre temps. Sur la base de « la crise » généralisée, l’Etat tient une place de premier ordre, d’où la note d’Henri Lefebvre sur l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Il aboutit à l’autogestion du capitalisme.
K- Socialisme
L’urbain, la vie quotidienne et le mode de production étatique : ces trois concepts fondamentaux reviennent très souvent dans les écrits d’Henri Lefebvre. En effet, dans ce chapitre consacré en grande partie à Marx, l’auteur précise que le mode de production étatique est très contesté et il essaie de l’expliciter. Il part comme à son habitude de la commémoration du centenaire de Marx 1883-1983 pour déceler les différences, entre les marxistes ou les socialistes étatiques et les autres socialistes, dans l’approche de l’œuvre de Marx.
Le mondial, le droit civique, la logique, l’art, l’informationnel et la pensée qui sont devenus monde. Ces concepts s’inscrivent à la fois dans la prolongation de Marx et dans la critique de ce dernier.
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